Triathlon du sourire

Trilogie du 22.02.2022

Un portail de conscience traversé avec MIRRA ALFASSA

Mirra Alfassa - Naissance d'un nouveau monde

" Le temps que cela prendra, est difficilement prévisible. Cela dépendra beaucoup de la bonne volonté et de la réceptivité d'un certain nombre, parce que l'individu avance toujours plus vite que la collectivité et que, par sa nature même, l'humanité est destinée à manifester le Supramental avant le reste de la création.

À la base de cette collaboration, il y a nécessairement la volonté de changer, de ne plus être ce que l'on est, que les choses ne soient plus ce qu'elles sont. Il y a plusieurs moyens d'arriver là, et tous les moyens sont bons quand ils réussissent ! On peut être profondément dégoûté de ce qui est et vouloir avec ardeur sortir de tout cela et atteindre quelque chose d'autre ; on peut — et c'est un moyen plus positif — on peut sentir au-dedans de soi le contact, l'approche de quelque chose de positivement beau et vrai, et laisser tomber tout le reste volontairement pour que rien n'alourdisse la marche vers cette beauté et cette vérité nouvelles.

Ce qui est indispensable, dans tous les cas, c'est l'ardente volonté de progrès, le renoncement volontaire et joyeux de tout ce qui entrave la marche : rejeter loin de soi ce qui vous empêche d'avancer, et s'en aller vers l'inconnu avec la foi ardente que c'est la vérité de demain, inéluctable, qui se produira nécessairement, que rien, ni personne, aucune mauvaise volonté, même celle de la Nature, ne peut empêcher de devenir la réalité — peut-être pas d'un futur lointain — , une réalité qui s'élabore en ce moment et que ceux qui savent changer, qui savent ne pas être alourdis par les habitudes anciennes, auront sûrement le bonheur, non seulement de percevoir, mais de réaliser.

On s'endort, on oublie, on se laisse vivre — on oublie, on oublie tout le temps... Mais si l'on pouvait se souvenir... qu'on est à une heure exceptionnelle, à une époque unique ; qu'on a cet immense bonheur, ce privilège inestimable d'assister à la naissance d'un monde nouveau, on pourrait facilement se débarrasser de tout ce qui entrave et empêche d'avancer.

Ainsi, le plus important semble de se souvenir de ce fait ; même quand on n'en a pas l'expérience tangible, d'en avoir la certitude et la foi; se souvenir toujours, se le rappeler constamment, s'endormir avec cette idée, se réveiller avec cette perception ; tout ce que l'on fait, le faire avec, à l'arrière-plan, comme un support constant, cette grande vérité que l'on assiste à la naissance d'un monde nouveau.

Nous pouvons y participer, nous pouvons devenir ce monde nouveau. Et vraiment, quand on a une occasion si merveilleuse, on doit être prêt à tout abandonner pour cela. "

La Mère, Entretiens, 24 juillet 1957

Fréquence de guérison

Nous sommes tout et tout est en nous.

Mirra Alfassa - Divine Humanité

"Nous sommes en ce moment à un tournant décisif de l'histoire terrestre, encore une fois. De beaucoup de côtés on me demande : qu'est-ce qui va se passer? Partout il y a une angoisse, une attente, une peur. Qu'est-ce qui va se passer? Il n'y a qu'une réponse. Si seulement l'humanité consentait à être spiritualisée. Et peut-être qu'il suffirait que quelques individus deviennent de l'or pur pour que cet exemple soit suffisant pour changer le cours des événements. Nous sommes en face de cette nécessité d'une façon urgente. Ce courage, cet héroïsme, que le divin veut de nous, pourquoi ne pas s'en servir pour lutter contre ses propres difficultés, ses propres imperfections, ses propres obscurités? Pourquoi ne pas faire face héroïquement à la fournaise de purification intérieure afin qu'il ne soit pas nécessaire qu'il y est, une fois de plus, une de ces destructions formidables, titanesques, qui plonge toute une civilisation dans l'obscurité ? Voilà le problème qui est devant nous. À chacun de le résoudre à sa manière. Ce soir, je réponds aux questions qui m'ont été posées, et ma réponse est celle de Sri Aurobindo. SI SEULEMENT L'HUMANITÉ CONSENTAIT À ÊTRE SPIRITUALISÉE. Et j'ajoute, le temps presse, au point de vue humain.

Tout changerait si l'homme consentait une fois à être spiritualisé. Mais sa nature mentale, vitale et physique se révolte contre la loi supérieure. Il aime son imperfection. L'Esprit est la vérité de notre être. Dans leur imperfection, le mental, la vie et le corps sont ses marques, mais dans leur perfection ils seraient ses forment. Être spirituel ne suffit pas. Cela prépare un certain nombre d'âmes pour le ciel mais laisse bien la Terre là où elle est. Un compromis n'est pas non plus le chemin du salut. Le monde connaît trois genres de révolutions. Les révolutions matérielles ont de puissants résultats, les révolutions morales et intellectuelles sont infiniment plus vastes dans leur horizon et plus riche dans leur fruit. Mais les révolutions spirituelles sont les grandes semailles Si ces trois changements pouvaient coïncider en un parfait accord, une œuvre sans défaut serait accomplie. Mais le mental et le corps de l'homme ne peuvent contenir parfaitement la puissance du flot spirituel. La plus grande partie est gaspillée et beaucoup du reste perverti. Dans notre sol, de nombreux labours intellectuels et physiques sont nécessaires pour obtenir une maigre récolte à partir de vastes semailles spirituelles.

Partout où tu vois une grande fin, soit sûr d'un grand commencement. Quand une douloureuse et monstrueuse destruction épouvante ton esprit, console-le avec la certitude d'une vaste et grande création."

Extraits des entretiens de la Mère & Lectures de Sri Aurobindo sur le thème de la spiritualisation de l'Homme. 1957